Par où commencer, selon ce qui vous amène
Ces dix pages ne se lisent pas dans l'ordre. Elles répondent à trois questions
différentes, et il est rare qu'on se les pose toutes les trois en même temps. Savoir
laquelle est la vôtre fait gagner l'essentiel du temps.
La première question est celle de l'éligibilité : est-ce que ce que je vends peut être
porté. Elle se tranche sur l'objet exact de la prestation, jamais sur l'intitulé du
métier, et c'est la seule où une réponse générale peut se révéler franchement fausse.
Un seul secteur est fermé par la loi, les services à la personne, et deux interdictions
supplémentaires visent la mission plutôt que la personne. Si votre activité touche au
bâtiment, à une intervention chez des particuliers ou à une mission chez un client qui
vous emploierait presque à plein temps, commencez par là.
La deuxième est celle du statut : le portage vaut-il mieux que la micro-entreprise ou
qu'une société. Elle n'a pas de réponse chiffrée honnête, parce que ni les taux de
cotisation ni les frais de gestion ne sont fixés par un texte. Ce qui se compare
vraiment, ce sont des natures juridiques : qui contracte, qui facture, qui porte le
risque de l'impayé, et quelles protections sociales vont avec. Les trois pages de
comparaison ci-dessous prennent le sujet par cet angle et refusent le tableau de
pourcentages que vous trouverez partout ailleurs.
La troisième est celle du prix et des garanties : combien vaut une journée, et qui paie
si le client ne paie pas. Elle vient normalement après les deux autres, mais c'est
souvent elle qui déclenche la démarche, parce que c'est la plus concrète. Si vous
hésitez encore entre plusieurs entrées, celle de votre métier est en général la bonne
porte : elle renvoie ensuite vers les deux autres.