
Consultants et experts
Le conseil coche toutes les cases du portage, et c’est précisément ce qui rend l’erreur de départ si fréquente.
Couronne de Marseille
À Bouc-Bel-Air, les activités spécialisées, scientifiques et techniques arrivent en tête du tissu local, devant le commerce et la santé. C’est le profil d’une commune où le consultant indépendant est une figure ordinaire. Cette page suit donc un seul cas, le sien, dans l’ordre où les questions se posent réellement : avant la mission, pendant, puis à la fin.
Relevé daté. Les chiffres que vous lisez ici viennent du répertoire Sirene, ouvert le 29 août 2026, et ne valent que pour cette commune.
Vous n’avez aucun trajet à faire, nous instruisons tout par écrit. Ce que Bouc-Bel-Air vous apporte, c’est un tissu conduit par les activités spécialisées, scientifiques et techniques : la commune où le consultant indépendant est la figure la plus ordinaire de l’aire.

18,7 %des établissements des onze sections suivies à Bouc-Bel-Air relèvent des activités spécialisées, scientifiques et techniques, relevé Sirene du 29 août 2026
La réponse dépend de deux choses seulement, et le diplôme n’en fait pas partie. Le code du travail demande une expertise, une qualification et une autonomie qui permettent de rechercher soi même ses clients et de convenir avec eux du prix de la prestation.
La seconde condition tient à l’activité. Une seule est fermée, celle des services à la personne au domicile du particulier. Le conseil, l’ingénierie, l’audit, l’étude et la formation, très présents sur cette commune, n’entrent dans aucune interdiction.
Un point mérite d’être dit franchement, parce qu’il écarte beaucoup de candidats à tort : ni diplôme minimum, ni durée d’expérience ne figurent dans le texte. La convention collective classe elle même ses quatre échelons par complexité de prestation, sans attacher aucun seuil d’ancienneté chiffré à l’un d’eux.
Part calculée sur les seuls établissements actifs des onze sections suivies, relevé Sirene du 29 août 2026. Elle ne mesure ni les emplois, ni le nombre de salariés portés.
Trois points se contrôlent avant toute signature, et ils sont tous vérifiables sur pièces. Le premier est l’objet social : une entreprise de portage salarial exerce cette activité à titre exclusif, et elle seule peut conclure ce type de contrat de travail. Une agence qui en ferait « aussi » sort du cadre.
Le deuxième est le garant financier, dont l’identité doit figurer au contrat. Le troisième est le détail de ce que l’entreprise prélève : aucun taux de frais de gestion n’est plafonné par la loi, mais les modalités de calcul doivent être écrites noir sur blanc dans votre contrat de travail.
Un quatrième contrôle mérite d’être ajouté, car il ne coûte rien : demander à voir un exemple complet de compte d’activité mensuel. C’est le document que l’entreprise devra vous remettre chaque mois, et sa lisibilité en dit plus long sur une société qu’un taux affiché en page d’accueil.
Le point qui vous arrête est presque toujours celui qui se règle le plus vite.
Demander une réponse écriteC’est le point où beaucoup de projets s’arrêtent, et il vaut mieux le savoir tôt. L’entreprise de portage n’est pas tenue de vous fournir du travail. Elle porte la relation contractuelle et le versement du salaire, elle n’apporte pas la mission.
Le portage salarial suppose donc une prospection déjà engagée, ou un carnet d’adresses constitué pendant votre parcours salarié. Le cadre est fait pour sécuriser une mission trouvée, pas pour la remplacer. Voir la page entrer en portage salarial sans mission signée.
Le montage repose sur deux contrats et trois personnes. Un contrat commercial lie l’entreprise de portage à votre client, un contrat de travail vous lie à l’entreprise de portage. Vous n’émettez aucune facture : c’est l’entreprise de portage qui facture et qui encaisse.
Pendant l’exécution, la responsabilité des conditions de travail, de la santé, de la sécurité et de la durée du travail pèse sur l’entreprise cliente, et le contrat doit le mentionner. Une assurance de responsabilité civile est souscrite pour votre compte, son numéro figurant également au contrat.
Un relevé de commune décrit un marché, il ne dit rien de votre propre dossier.
Décrire ma situationUne prestation chez une même entreprise cliente ne peut pas dépasser trente six mois. C’est le seul plafond qui vise la mission. Deux autres compteurs existent, mais ils portent sur le contrat de travail et non sur la relation avec le client.
Le contrat à durée déterminée de portage est plafonné à dix huit mois, renouvellements compris, avec un report possible de trois mois pour vous laisser prospecter. Le contrat à durée indéterminée, lui, n’a pas de terme, mais les périodes sans prestation n’y sont pas rémunérées.
Une autre durée existe, souvent ignorée : la convention limite à vingt quatre mois le maintien au premier échelon pour des missions de même nature. Elle empêche qu’un salarié porté reste indéfiniment classé au niveau le plus bas alors que ses prestations se répètent.
La rupture du contrat commercial n’entraîne pas la rupture de votre contrat de travail. L’entreprise de portage reste redevable de la rémunération correspondant à la prestation réalisée. Vous ne portez pas seul le risque d’impayé, à la différence d’un indépendant qui facture en son nom.
Si l’entreprise de portage défaille à son tour, sa garantie financière obligatoire couvre les salaires, les indemnités et les cotisations. En contrat à durée indéterminée, une réserve constituée sur votre compte d’activité peut financer une allocation de prospection de trois mois au maximum.
Dernier point, et il est rarement écrit : après un mois sans nouvelle prestation, l’entreprise de portage peut engager un licenciement pour cause réelle et sérieuse. Ce licenciement constitue une perte involontaire d’emploi, ce qui ouvre l’accès à l’assurance chômage dans les conditions de droit commun.
Ce point est trop souvent traité comme un détail commercial alors qu’il est une condition de validité du montage. La loi exige que le salarié porté convienne lui même avec son client des conditions d’exécution de la prestation et de son prix. Ce n’est pas une faculté, c’est ce qui distingue le portage d’autres montages.
La conséquence est directe sur votre négociation. Le prix convenu doit figurer au contrat de travail avec sa décomposition : rémunération, indemnité d’apport d’affaire, prélèvements sociaux et fiscaux, frais de gestion et, le cas échéant, frais professionnels. Vous n’avez donc pas à deviner ce qui sera prélevé.
Sur un bassin où les prestations d’ingénierie et de conseil sont fréquentes, c’est ce document qui rend une proposition comparable à une autre. Un tarif journalier annoncé sans cette décomposition ne dit rien d’utile.
Le point qui vous arrête est presque toujours celui qui se règle le plus vite.
Décrire ma mission
Le conseil coche toutes les cases du portage, et c’est précisément ce qui rend l’erreur de départ si fréquente.
La plupart des candidats au portage commencent par chercher un convertisseur.
La question revient sans cesse, et elle est mal posée. « Freelance » n’est pas un statut
Ces cas types illustrent les questions que l'on nous pose le plus sur cette commune. Ils ne rendent compte d'aucun dossier ni d'aucune personne en particulier.
Vous n’avez aucune visite à prévoir : nous montons votre dossier à distance, et c’est lui qui voyage, pas vous.
Votre métier, la fourchette de tarif journalier que vous visez, et si votre mission est déjà trouvée ou non. Ces trois éléments nous suffisent à vous dire si le portage vous est ouvert, et à repérer tout de suite les deux configurations qu’il ne permet pas.
Un seul secteur est fermé au portage : les services à la personne. Deux interdictions supplémentaires portent sur la mission elle-même, jamais sur votre métier. C’est ce point qui écarte le plus de dossiers, et nous le tranchons en lisant l’objet de votre prestation.
C’est une condition légale et non une pratique commerciale : vous cherchez et vous négociez vos clients vous-même. L’entreprise de portage n’a aucune obligation de vous fournir du travail. Votre tarif journalier et votre durée se discutent donc directement avec votre entreprise cliente, et nous vous préparons à cette discussion.
Un contrat commercial de prestation entre l’entreprise de portage et votre client, et un contrat de travail entre l’entreprise de portage et vous. Vous ne signez rien avec votre client. En contrepartie, vous n’émettez aucune facture : c’est l’entreprise de portage qui facture et qui encaisse. Nous relisons les deux avant que vous les signiez.
Chaque mois, le détail de votre compte d’activité doit vous être remis, frais de gestion compris, et votre rémunération suit la grille conventionnelle de la branche. Si votre client ne règle pas, la rémunération de la prestation que vous avez déjà réalisée vous reste due : c’est ce que la garantie financière protège.
La première étape est toujours la même : mettre par écrit ce que vous comptez vendre.
Nous écrire ma demandeNous accompagnons ici surtout des consultants indépendants. Vous nous décrivez votre mission, nous relisons votre contrat et nous vous disons ce qui manque, avant la signature et non après.
Toute entreprise de portage doit justifier à tout moment d’une garantie financière, au minimum égale à 10 % de sa masse salariale de l’année précédente et jamais inférieure à 96 120 € en 2026. Elle sert à payer vos salaires, vos indemnités et vos cotisations si l’entreprise défaille. L’identité du garant doit figurer dans votre contrat de travail : nous la lisons avant que vous signiez, et un logo en guise de réponse n’en est pas une.
Aucun texte ne plafonne le taux des frais de gestion, et aucun ne le plancherise. Ce qui est obligatoire, c’est que leurs modalités de calcul et de versement figurent à votre contrat de travail, et que leur détail vous soit communiqué chaque mois sur votre compte d’activité. Attention au piège de la comparaison : la convention de branche prévoit que les prélèvements sociaux et fiscaux ne sont pas couverts par ces frais, donc un taux bas ne veut pas dire que le reste est compris. C’est pour cela que nous comparons ligne à ligne, jamais taux contre taux.
Une entreprise de portage salarial ne peut exercer que le portage, et elle seule peut conclure votre contrat. Une société qui fait aussi du recrutement, de l’intérim ou du conseil sous la même entité sort du cadre. C’est le point le plus simple à vérifier et le plus souvent négligé : il se lit dans l’objet social, et nous le regardons pour chaque société que vous envisagez.
Une assurance de responsabilité civile est souscrite pour votre compte, pour les dommages que vous provoqueriez chez votre client pendant la prestation. L’identité de l’assureur et le numéro d’assurance doivent figurer dans votre contrat de travail, et la même mention est obligatoire au contrat commercial. Un contrat où ce numéro manque est incomplet, et nous vous le signalons avant la signature.
Moyenne de 4,7 sur 5, calculée sur 18 avis reçus, dont 3 ci-dessous.
Travail sérieux et sourcé, on sent que les textes ont été lus. Je mets quatre étoiles parce que j’aurais aimé plus d’exemples concrets pour les profils techniques comme le mien. Sur la partie juridique en revanche, rien à redire.
D, Marseille,
Consultante en organisation, je voulais vérifier que mon activité était éligible avant de démarcher. On m’a surtout fait comprendre qu’il y a deux contrats séparés et que je n’ai aucun lien contractuel avec mon client final. Ma négociation s’en est trouvée beaucoup plus claire.
L, Aix-en-Provence,
Je penchais pour une SASU. On m’a montré ce que je perdais et ce que je gagnais dans chaque cas, sans me pousser vers l’un ou l’autre. J’ai retenu le portage pour la couverture sociale, en connaissance de cause.
N, Aix-en-Provence,
Oui. La loi ne fixe aucune durée d’expérience ni aucun diplôme minimum. La convention collective classe les salariés portés par complexité de prestation, et son premier échelon vise précisément une prestation simple négociée directement avec le client.
Non. L’entreprise de portage n’est pas tenue de fournir du travail au salarié porté : c’est écrit dans le code du travail. Elle sécurise le contrat, la facturation et le versement du salaire, à partir d’une mission que vous avez trouvée.
Il survit. Seule la rupture du contrat commercial intervient, et l’entreprise de portage reste redevable de la rémunération de la prestation réalisée. Une procédure de licenciement peut ensuite être engagée après un mois sans nouvelle mission.
Une page de commune décrit un marché, pas votre dossier. Le vôtre se règle en trois lignes.
Décrire mon dossierDécrivez-nous votre métier, la mission que vous envisagez et le point qui vous bloque. Nous vous répondons sur votre cas, avec le texte qui fonde la réponse, ou l’aveu franc que la source ne tranche pas.
Les communes les plus proches : Cabriès et son tissu d’entreprises, Septèmes-les-Vallons. Sinon, les autres communes de la zone.