Commerciaux et agents
Portage salarial pour commercial et agent
Commercial indépendant, vous arrivez avec une question que les autres métiers ne se posent pas : ce que vous vendez est-il une prestation, ou est-ce la vente elle-même ? De votre réponse dépend l’accès au portage, parce que le dispositif repose sur un contrat de prestation conclu avec votre entreprise cliente, et sur rien d’autre. Nous tranchons ce point avec vous, sur votre mission réelle.
Ce que nous faisons, et ce que nous ne sommes pas. Nous vous accompagnons jusqu'à votre premier bulletin de paie. Le contrat de travail, lui, est signé par une entreprise de portage déclarée : c'est la loi, et nous vérifions ses pièces pour vous.
- 4,7 sur 5 pour 18 avis publiés
- Depuis 2019 nous accompagnons des indépendants de Marseille et de sa couronne vers le portage
- Premier échange gratuit vous décrivez votre mission, nous vous répondons par écrit, sans engagement
- Contrat relu avant signature garant financier, frais de gestion, échelon : nous vérifions les pièces, pas les plaquettes
Ce que vous y gagnez, et ce que vous n'y gagnez pas
- Vous situerez la frontière entre une prestation commerciale facturée et une représentation payée à la commission.
- Vous connaîtrez l’indemnité d’apport d’affaire, seul mécanisme du portage qui reconnaît le client que vous apportez.
- Vous comprendrez pourquoi le portage échappe aux interdictions du marchandage, et à quelle condition.
- Nous vérifions avec vous ce que votre contrat doit décrire avant la première mission.

Ce que le portage suppose : une prestation, pas un mandat
Le portage salarial se définit comme un ensemble à trois acteurs : une entreprise de portage qui effectue une prestation, une entreprise cliente qui en bénéficie, et un contrat commercial de prestation entre les deux. À côté, un contrat de travail lie l’entreprise de portage et vous.
Votre mission de développement commercial, de structuration d’un réseau de vente ou de direction commerciale de transition entre sans difficulté dans ce schéma : elle se décrit, se chiffre et se contracte comme une prestation. Une représentation exercée au nom d’un mandant, payée par une commission sur les ventes conclues, relève d’un autre régime, celui de l’agent commercial : nous vous le disons franchement plutôt que de vous faire entrer de force dans le portage.
L’apport d’affaire est reconnu, et il a un taux
C’est le point le plus mal connu de ceux qui viennent du commerce. Le code du travail prévoit une indemnité d’apport d’affaire, définie par accord de branche étendu et fixée à 5 % de la rémunération due au salarié porté à défaut d’un tel accord. La convention collective de branche retient elle aussi 5 %, calculés sur la rémunération brute mensuelle.
Ce n’est pas une commission sur les ventes du client : c’est la reconnaissance, dans la paie du porté, du fait qu’il a apporté l’affaire lui-même. Ses modalités de calcul et de versement doivent figurer au contrat de travail, au même titre que la rémunération et les frais de gestion.
Pourquoi le portage n’est pas une mise à disposition de personnel
La question est vive sur les métiers commerciaux, parce qu’un commercial installé plusieurs mois chez un client ressemble, de loin, à un salarié mis à disposition. Le code du travail a réglé ce point : les dispositions sur le marchandage et sur le prêt illicite de main-d’œuvre ne s’appliquent pas au portage salarial exercé dans les conditions du chapitre qui le régit.
La condition n’est pas décorative. L’exception ne joue que pour un portage conforme. Un montage qui dépasse les durées maximales, qui porte une activité exclue, ou dans lequel le porté ne cherche ni ne négocie ses missions, sort du cadre et retombe sous l’interdiction générale de louer de la main-d’œuvre à but lucratif.
- Ce que le porté doit pouvoir montrer : il a trouvé le client et convenu du prix avec lui.
- Ce que le client doit pouvoir justifier : une tâche occasionnelle hors de son activité normale et permanente, ou une expertise ponctuelle dont il ne dispose pas.
- Ce que le contrat doit décrire : l’objet de la prestation, ses conditions d’exécution, sa durée et son prix.
Deux contrats, un statut de salarié
Le montage repose sur deux contrats distincts, et le commercial porté n’en signe qu’un : son contrat de travail. Le contrat commercial, lui, est conclu entre l’entreprise de portage et l’entreprise cliente, et une copie doit être adressée au porté.
La conséquence est franche : en droit, il est salarié, pas travailleur indépendant. Il n’établit pas de facture, ne collecte pas la taxe sur la valeur ajoutée à ce titre, et sa rémunération suit le régime du salaire. Cette bascule se comprend mieux avant le premier contrat qu’après.
Cette page donne la règle générale. Le détail de votre mission peut la faire basculer, dans un sens comme dans l’autre : envoyez-le nous.
Décrire mon activité commercialeLe tissu commercial de l’aire marseillaise, et ce qu’il ne dit pas
Le commerce et la réparation d’automobiles pèsent 25,3 % des établissements des onze sections suivies à Cabriès, 22,9 % aux Pennes-Mirabeau et 21,9 % à Aubagne, selon le relevé Sirene du 29 août 2026. À Marseille, ce secteur figure parmi les dominants, mais aucune part n’y est publiable.
Un secteur dense n’est pas pour autant un secteur portable : ces comptages décrivent un tissu de clients possibles, pas un régime juridique. Ils disent que la question de la qualification se pose ici souvent.
Ce qui se cadre avant la première mission
Trois choses se posent par écrit. La nature exacte de ce qui est vendu, en une description que le contrat commercial pourra reprendre. Le prix de la prestation, convenu avec le client, puisque cette négociation incombe au porté. Et le cas de recours invoqué par l’entreprise cliente.
Une rémunération variable indexée sur les ventes réalisées appelle une vigilance particulière : elle doit se traduire en un prix de prestation, faute de quoi le montage change de nature. Ce point se fait qualifier sur le descriptif écrit de la mission, avant tout engagement.
Comment nous mettons votre portage en place
Nous mettons votre portage en place à distance, et l’ordre des étapes compte plus qu’on ne l’imagine : votre mission se trouve avant votre entreprise de portage, jamais l’inverse.
- Vous nous décrivez votre situation
Votre métier, la fourchette de tarif journalier que vous visez, et si votre mission est déjà trouvée ou non. Ces trois éléments nous suffisent à vous dire si le portage vous est ouvert, et à repérer tout de suite les deux configurations qu’il ne permet pas.
- Nous vérifions votre éligibilité sur la mission, pas sur le métier
Un seul secteur est fermé au portage : les services à la personne. Deux interdictions supplémentaires portent sur la mission elle-même, jamais sur votre métier. C’est ce point qui écarte le plus de dossiers, et nous le tranchons en lisant l’objet de votre prestation.
- Vous négociez votre mission avec votre client
C’est une condition légale et non une pratique commerciale : vous cherchez et vous négociez vos clients vous-même. L’entreprise de portage n’a aucune obligation de vous fournir du travail. Votre tarif journalier et votre durée se discutent donc directement avec votre entreprise cliente, et nous vous préparons à cette discussion.
- Deux contrats se signent, jamais un seul
Un contrat commercial de prestation entre l’entreprise de portage et votre client, et un contrat de travail entre l’entreprise de portage et vous. Vous ne signez rien avec votre client. En contrepartie, vous n’émettez aucune facture : c’est l’entreprise de portage qui facture et qui encaisse. Nous relisons les deux avant que vous les signiez.
- Votre compte d’activité et votre paie
Chaque mois, le détail de votre compte d’activité doit vous être remis, frais de gestion compris, et votre rémunération suit la grille conventionnelle de la branche. Si votre client ne règle pas, la rémunération de la prestation que vous avez déjà réalisée vous reste due : c’est ce que la garantie financière protège.
Cette question, commune par commune
Le cadre juridique est le même partout, et nous vous accompagnons à distance : ces pages ne délimitent aucun rayon d'intervention. Ce qui change d'une commune à l'autre, c'est le tissu d'entreprises qui achète vos missions, et chacune publie son propre relevé.
Plan-de-Cuques, portage salarial et le portage salarial pour un commercial
Gignac-la-Nerthe, portage salarial et le portage salarial pour un commercial
Fuveau, portage salarial et le portage salarial pour un commercial
Cabriès, portage salarial et le portage salarial pour un commercial
Roquevaire, portage salarial et le portage salarial pour un commercial
Sausset-les-Pins, portage salarial et le portage salarial pour un commercial
Carnoux-en-Provence, portage salarial et le portage salarial pour un commercial
Votre commune ne figure pas dans cette liste, ce qui ne change rien à votre dossier : la règle est nationale.
Décrire ma commune et ma missionCe que nous vérifions chez une entreprise de portage
Sur le papier, toutes les entreprises de portage vous proposent la même chose : un contrat de travail, une facturation à votre place, un bulletin de paie. Dans les faits, quatre points les séparent, et ce sont les seuls qui se vérifient avant que vous signiez. Ils ne relèvent pas du commercial mais du contrat et des pièces que l’entreprise doit pouvoir produire. Nous les réclamons et nous les lisons pour vous, à chaque fois.
- La garantie financière obligation, pas argument
Toute entreprise de portage doit justifier à tout moment d’une garantie financière, au minimum égale à 10 % de sa masse salariale de l’année précédente et jamais inférieure à 96 120 € en 2026. Elle sert à payer vos salaires, vos indemnités et vos cotisations si l’entreprise défaille. L’identité du garant doit figurer dans votre contrat de travail : nous la lisons avant que vous signiez, et un logo en guise de réponse n’en est pas une.
- Les frais de gestion écrits libres, mais détaillés
Aucun texte ne plafonne le taux des frais de gestion, et aucun ne le plancherise. Ce qui est obligatoire, c’est que leurs modalités de calcul et de versement figurent à votre contrat de travail, et que leur détail vous soit communiqué chaque mois sur votre compte d’activité. Attention au piège de la comparaison : la convention de branche prévoit que les prélèvements sociaux et fiscaux ne sont pas couverts par ces frais, donc un taux bas ne veut pas dire que le reste est compris. C’est pour cela que nous comparons ligne à ligne, jamais taux contre taux.
- L’exclusivité d’objet un seul métier autorisé
Une entreprise de portage salarial ne peut exercer que le portage, et elle seule peut conclure votre contrat. Une société qui fait aussi du recrutement, de l’intérim ou du conseil sous la même entité sort du cadre. C’est le point le plus simple à vérifier et le plus souvent négligé : il se lit dans l’objet social, et nous le regardons pour chaque société que vous envisagez.
- L’assurance de responsabilité civile son numéro figure au contrat
Une assurance de responsabilité civile est souscrite pour votre compte, pour les dommages que vous provoqueriez chez votre client pendant la prestation. L’identité de l’assureur et le numéro d’assurance doivent figurer dans votre contrat de travail, et la même mention est obligatoire au contrat commercial. Un contrat où ce numéro manque est incomplet, et nous vous le signalons avant la signature.
Ce qu'en disent des salariés portés que nous avons accompagnés
Moyenne de 4,7 sur 5, calculée sur 18 avis reçus, dont 3 ci-dessous.
- 4 sur 5
Bon accompagnement sur le fond, moins sur la forme : certains échanges sont denses et demandent une vraie lecture. Mais j’y ai appris l’essentiel pour un commercial indépendant, à savoir que c’est à moi de trouver mes clients et de négocier mes prix.
F, Vitrolles,
- 4 sur 5
Chef de projet en fin de mission, j’ai comparé les statuts avec eux avant de me décider. La différence de protection sociale entre les options est bien expliquée, étape par étape. Un récapitulatif écrit en une page aurait tout de même été un plus.
P, Fuveau,
- 5 sur 5
J’hésitais entre rester en micro-entreprise et passer en portage. On m’a expliqué la différence de fond plutôt que de me vendre un calcul : en portage je deviens salariée, avec bulletin de paie et cotisations. Ce n’est pas un détail, c’est toute la logique qui change, et je l’ai compris avant de signer.
M, Marseille,
Questions fréquentes
Agent commercial, puis-je passer en portage salarial ?
Tout dépend de ce que vous vendez. Le portage suppose une prestation décrite et chiffrée, portée par un contrat commercial entre l’entreprise de portage et votre entreprise cliente. Une représentation exercée pour le compte d’un mandant et payée à la commission relève d’un autre régime : si c’est votre cas, nous vous le disons avant que vous engagiez des démarches.
Comment suis-je rémunéré pour avoir apporté le client ?
Par l’indemnité d’apport d’affaire, fixée à 5 % de la rémunération qui vous est due à défaut d’accord de branche étendu contraire, la convention collective retenant le même taux sur la rémunération brute mensuelle. Ses modalités de calcul et de versement doivent figurer dans votre contrat de travail : nous vérifions qu’elles y sont.
Une mission commerciale longue chez un même client pose-t-elle problème ?
Elle rencontre deux limites. La prestation chez une même entreprise cliente ne peut pas dépasser trente-six mois. Et l’entreprise cliente doit pouvoir justifier soit d’une tâche occasionnelle hors de son activité normale et permanente, soit d’une expertise ponctuelle dont elle ne dispose pas. C’est sur elle que pèse cette seconde condition.
Souvent regardé en même temps : Le portage salarial pour un consultant, ce qu’il faut vérifier, Le tarif journalier en portage, ce qu’il faut vérifier, Ce qui décide pour le choix entre portage et micro-entreprise.
Votre cas vaut mieux qu’une simulation
Décrivez-nous votre métier, la mission que vous envisagez et le point qui vous bloque. Nous vous répondons sur votre cas, avec le texte qui fonde la réponse, ou l’aveu franc que la source ne tranche pas.