Portage salarialMarseille et sa couronne Vérifier ma situation

Entrer sans mission

Entrer en portage salarial sans mission signée

Votre mission passe-t-elle en portage ?

Votre métier, votre mission, ce qui bloque. Nous répondons par écrit.

Gratuit et sans engagement. Nous répondons par courriel, nous ne diffusons votre message à aucun panel d’annonceurs.

Beaucoup abordent le portage dans l’ordre inverse : ils cherchent d’abord une société de portage, en espérant qu’elle apportera le travail. Nous vous disons non, et tôt : c’est l’information la plus utile si vous n’avez pas encore de client. Ne pas avoir de mission ne vous exclut de rien, cela change l’ordre de vos prochains gestes, et c’est par là que nous commençons avec vous.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne sommes pas. Nous vous accompagnons jusqu'à votre premier bulletin de paie. Le contrat de travail, lui, est signé par une entreprise de portage déclarée : c'est la loi, et nous vérifions ses pièces pour vous.


Ce que vous y gagnez, et ce que vous n'y gagnez pas

  • Vous saurez ce que l’entreprise de portage vous doit, et surtout ce qu’aucun texte ne l’oblige à faire.
  • Vous comprendrez pourquoi votre contrat de travail de portage ne se conclut pas dans le vide.
  • Vous connaîtrez le délai d’un mois qui ouvre une procédure, et ce qu’il implique réellement pour vous.
  • Vous repartez avec deux gestes dans le bon ordre : votre client d’abord, votre société de portage ensuite.

Aucune obligation de vous fournir du travail

La phrase figure telle quelle dans le code du travail : l’entreprise de portage n’est pas tenue de fournir du travail au salarié porté. C’est une dérogation lourde au droit commun, où l’employeur doit fournir du travail.

Elle est la contrepartie exacte de l’autonomie commerciale reconnue au salarié porté : on ne peut pas à la fois exiger de lui qu’il trouve et négocie ses missions, et faire peser sur son employeur l’obligation de les lui apporter.


Chercher ses clients est une condition légale, pas un conseil

Le salarié porté justifie d’une expertise, d’une qualification et d’une autonomie qui lui permettent de rechercher lui-même ses clients et de convenir avec eux des conditions d’exécution de sa prestation et de son prix. Cette exigence qualifie l’opération elle-même, et c’est ce qui la rend régulière.

Ce que le texte n’exige pas mérite la même netteté : aucun diplôme minimum, aucune ancienneté, aucune liste de métiers autorisés. Ce qui écarte quelqu’un n’est jamais son parcours, c’est l’absence de capacité à trouver et à négocier ses missions.

Ce terrain se mesure, de loin : les activités spécialisées, scientifiques et techniques pèsent 22,4 % des établissements des onze sections suivies à Aix-en-Provence, quand Marseille rend un relevé plafonné dont aucune part sectorielle n’est publiable. Relevé Sirene du 29 août 2026.


Sans prestation, il n’y a rien à rémunérer

Le contrat de travail à durée indéterminée de portage est conclu pour la réalisation de prestations dans une ou plusieurs entreprises clientes. Et le texte en tire la conséquence sans détour : les périodes sans prestation ne sont pas rémunérées.

Une entreprise de portage salarial ne pourra donc pas vous salarier pour un travail qui n’existe pas encore. Une réserve constituée sur le compte d’activité peut financer une allocation de prospection, mais elle suppose une mission antérieure.


Au bout d’un mois sans mission, une procédure peut s’ouvrir

C’est le fait le plus dur de cette page, et le taire vendrait une sécurité qui n’existe pas. La convention collective de branche permet à l’entreprise de portage d’engager un licenciement pour cause réelle et sérieuse après un mois sans nouvelle prestation, l’inactivité prolongée signifiant que le salarié porté ne remplit plus les critères d’autonomie et de prospection.

Deux précisions le remettent à sa place. C’est une faculté ouverte à l’employeur, pas une rupture automatique, et la procédure de droit commun s’applique, entretien préalable et préavis compris. Il s’agit d’un licenciement ordinaire, donc d’une perte d’emploi involontaire.

Cette page donne la règle générale. Le détail de votre mission peut la faire basculer, dans un sens comme dans l’autre : envoyez-le nous.

Décrire où j’en suis aujourd’hui

Le report de trois mois, la vraie réponse à « je cherche encore »

Le code du travail prévoit un mécanisme taillé pour cette situation. Pour permettre au salarié porté de prospecter de nouveaux clients, le terme du contrat à durée déterminée peut être reporté, par accord entre l’entreprise de portage et lui, pour une durée maximale de trois mois.

Ce report suppose un contrat en cours et l’accord des deux parties : il prolonge une relation, il ne l’ouvre pas. Il devient utile à la fin de la première mission, quand la suivante n’est pas encore signée, pas au moment d’entrer.


L’ordre qui fonctionne : la mission d’abord, la société ensuite

Ce qui est actionnable tient en deux gestes, dans cet ordre. Sécuriser d’abord un client et un prix : accord de principe, périmètre écrit, date de démarrage envisagée. Choisir ensuite l’entreprise de portage qui portera cette mission, avec son contrat, ses frais de gestion écrits et son compte d’activité mensuel.

Pris dans cet ordre, le choix de la société de portage devient une comparaison de conditions, pas un pari. La préparation de cette première mission est détaillée dans le guide trouver sa mission avant la société de portage.


Comment nous mettons votre portage en place

Nous mettons votre portage en place à distance, et l’ordre des étapes compte plus qu’on ne l’imagine : votre mission se trouve avant votre entreprise de portage, jamais l’inverse.

  1. Vous nous décrivez votre situation

    Votre métier, la fourchette de tarif journalier que vous visez, et si votre mission est déjà trouvée ou non. Ces trois éléments nous suffisent à vous dire si le portage vous est ouvert, et à repérer tout de suite les deux configurations qu’il ne permet pas.

  2. Nous vérifions votre éligibilité sur la mission, pas sur le métier

    Un seul secteur est fermé au portage : les services à la personne. Deux interdictions supplémentaires portent sur la mission elle-même, jamais sur votre métier. C’est ce point qui écarte le plus de dossiers, et nous le tranchons en lisant l’objet de votre prestation.

  3. Vous négociez votre mission avec votre client

    C’est une condition légale et non une pratique commerciale : vous cherchez et vous négociez vos clients vous-même. L’entreprise de portage n’a aucune obligation de vous fournir du travail. Votre tarif journalier et votre durée se discutent donc directement avec votre entreprise cliente, et nous vous préparons à cette discussion.

  4. Deux contrats se signent, jamais un seul

    Un contrat commercial de prestation entre l’entreprise de portage et votre client, et un contrat de travail entre l’entreprise de portage et vous. Vous ne signez rien avec votre client. En contrepartie, vous n’émettez aucune facture : c’est l’entreprise de portage qui facture et qui encaisse. Nous relisons les deux avant que vous les signiez.

  5. Votre compte d’activité et votre paie

    Chaque mois, le détail de votre compte d’activité doit vous être remis, frais de gestion compris, et votre rémunération suit la grille conventionnelle de la branche. Si votre client ne règle pas, la rémunération de la prestation que vous avez déjà réalisée vous reste due : c’est ce que la garantie financière protège.


Cette question, commune par commune

Le cadre juridique est le même partout, et nous vous accompagnons à distance : ces pages ne délimitent aucun rayon d'intervention. Ce qui change d'une commune à l'autre, c'est le tissu d'entreprises qui achète vos missions, et chacune publie son propre relevé.

Votre commune ne figure pas dans cette liste, ce qui ne change rien à votre dossier : la règle est nationale.

Demander pour ma commune

Ce que nous vérifions chez une entreprise de portage

Sur le papier, toutes les entreprises de portage vous proposent la même chose : un contrat de travail, une facturation à votre place, un bulletin de paie. Dans les faits, quatre points les séparent, et ce sont les seuls qui se vérifient avant que vous signiez. Ils ne relèvent pas du commercial mais du contrat et des pièces que l’entreprise doit pouvoir produire. Nous les réclamons et nous les lisons pour vous, à chaque fois.

  • La garantie financière obligation, pas argument

    Toute entreprise de portage doit justifier à tout moment d’une garantie financière, au minimum égale à 10 % de sa masse salariale de l’année précédente et jamais inférieure à 96 120 € en 2026. Elle sert à payer vos salaires, vos indemnités et vos cotisations si l’entreprise défaille. L’identité du garant doit figurer dans votre contrat de travail : nous la lisons avant que vous signiez, et un logo en guise de réponse n’en est pas une.

  • Les frais de gestion écrits libres, mais détaillés

    Aucun texte ne plafonne le taux des frais de gestion, et aucun ne le plancherise. Ce qui est obligatoire, c’est que leurs modalités de calcul et de versement figurent à votre contrat de travail, et que leur détail vous soit communiqué chaque mois sur votre compte d’activité. Attention au piège de la comparaison : la convention de branche prévoit que les prélèvements sociaux et fiscaux ne sont pas couverts par ces frais, donc un taux bas ne veut pas dire que le reste est compris. C’est pour cela que nous comparons ligne à ligne, jamais taux contre taux.

  • L’exclusivité d’objet un seul métier autorisé

    Une entreprise de portage salarial ne peut exercer que le portage, et elle seule peut conclure votre contrat. Une société qui fait aussi du recrutement, de l’intérim ou du conseil sous la même entité sort du cadre. C’est le point le plus simple à vérifier et le plus souvent négligé : il se lit dans l’objet social, et nous le regardons pour chaque société que vous envisagez.

  • L’assurance de responsabilité civile son numéro figure au contrat

    Une assurance de responsabilité civile est souscrite pour votre compte, pour les dommages que vous provoqueriez chez votre client pendant la prestation. L’identité de l’assureur et le numéro d’assurance doivent figurer dans votre contrat de travail, et la même mention est obligatoire au contrat commercial. Un contrat où ce numéro manque est incomplet, et nous vous le signalons avant la signature.


Pour aller au fond du sujet


Ce qu'en disent des salariés portés que nous avons accompagnés

Moyenne de 4,7 sur 5, calculée sur 18 avis reçus, dont 3 ci-dessous.

  • 5 sur 5

    Ce qui me faisait peur, c’étaient les périodes sans mission. On me l’a dit sans enjoliver : ces périodes ne sont pas payées, et voilà comment fonctionne la réserve constituée pendant les missions. J’ai signé en sachant exactement à quoi m’attendre.

    C, Marseille,

  • 5 sur 5

    Graphiste indépendante, je cherchais une information neutre, sans discours commercial derrière. C’est exactement ce que j’ai eu, avec les textes de loi cités à l’appui.

    S, Cassis,

  • 4 sur 5

    Chef de projet en fin de mission, j’ai comparé les statuts avec eux avant de me décider. La différence de protection sociale entre les options est bien expliquée, étape par étape. Un récapitulatif écrit en une page aurait tout de même été un plus.

    P, Fuveau,


Questions fréquentes

Puis-je entrer en portage salarial sans avoir de mission ?

Aucun texte ne l’interdit, mais votre contrat de travail de portage se conclut pour la réalisation d’une prestation. Sans mission, il n’y a rien à vous rémunérer. Dans les faits, votre démarche commence par le client, la société de portage vient ensuite, et c’est dans cet ordre que nous travaillons avec vous.

Combien de temps puis-je rester sans mission une fois porté ?

Aucune durée de tolérance n’est fixée comme telle. La convention collective de branche permet à l’entreprise de portage d’engager un licenciement pour cause réelle et sérieuse après un mois sans nouvelle prestation. C’est une faculté, pas une rupture automatique.

Me faut-il un diplôme ou une ancienneté pour être accepté en portage ?

Ni l’un ni l’autre. Le code du travail exige une expertise, une qualification et une autonomie qui vous permettent de rechercher vos clients et de convenir du prix, sans fixer de diplôme minimum ni de durée d’expérience. La convention collective vous classe selon la complexité de votre prestation.

Souvent regardé en même temps : Le portage salarial pour un consultant, ce qu’il faut vérifier, Ce qui décide pour la comparaison entre portage et freelance, Le tarif journalier en portage, ce qu’il faut vérifier.


Votre cas vaut mieux qu’une simulation

Décrivez-nous votre métier, la mission que vous envisagez et le point qui vous bloque. Nous vous répondons sur votre cas, avec le texte qui fonde la réponse, ou l’aveu franc que la source ne tranche pas.

Décrivez votre situation en quelques lignes

Plus vous êtes précis sur votre métier, sur la mission envisagée et sur l’entreprise cliente, plus notre réponse le sera. Nous n’avons besoin d’aucun numéro de téléphone.

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