Portage salarialMarseille et sa couronne Vérifier ma situation

Portage ou micro-entreprise

Portage salarial ou micro-entreprise

Votre mission passe-t-elle en portage ?

Votre métier, votre mission, ce qui bloque. Nous répondons par écrit.

Gratuit et sans engagement. Nous répondons par courriel, nous ne diffusons votre message à aucun panel d’annonceurs.

Les deux régimes se ressemblent à l’entrée : vous cherchez vos clients, vous convenez des prix, vous travaillez seul. Ils divergent à l’usage, sur deux points seulement, et ces deux points suffisent à décider. Nous les posons sur votre situation, sans tableau de pourcentages que personne ne peut vérifier.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne sommes pas. Nous vous accompagnons jusqu'à votre premier bulletin de paie. Le contrat de travail, lui, est signé par une entreprise de portage déclarée : c'est la loi, et nous vérifions ses pièces pour vous.


Ce que vous y gagnez, et ce que vous n'y gagnez pas

  • Vous verrez ce que les deux régimes ont réellement en commun, et où la ressemblance s’arrête.
  • Vous situerez les protections attachées à votre statut de salarié porté.
  • Vous comprendrez comment vos revenus de salarié porté sont imposés.
  • Vous repartez avec un critère de décision, sans comparatif chiffré invérifiable.

Ce qui est commun, et qui trompe

Dans les deux cas, la personne cherche ses clients, convient du prix avec eux et n’a personne pour lui apporter du travail. Cette liberté commerciale est le vrai point commun, et c’est ce qui rend le passage de l’un à l’autre si naturel dans les têtes.

La rupture est juridique. Le micro-entrepreneur est un travailleur indépendant : il facture, il n’a pas d’employeur. Le salarié porté est titulaire d’un contrat de travail : il ne facture pas, la facturation appartenant à l’entreprise de portage qui a signé le contrat commercial avec le client.

La recherche portage salarial ou auto entrepreneur attend souvent un tableau de pourcentages. Il n’en existe aucun qui soit à la fois sourcé et honnête, parce que ni les taux de cotisation ni les frais de gestion ne sont fixés par un texte. Ce qui se compare vraiment, ce sont un plafond d’activité d’un côté et les protections du salariat de l’autre.


Le plafond, du côté de la micro-entreprise

Le régime micro repose sur un plafond de chiffre d’affaires : au-delà, il cesse de s’appliquer. Le montant de ce plafond n’est pas publié ici, faute d’avoir été rouvert à sa source officielle lors du relevé du 29 août 2026, et il se vérifie auprès de l’administration.

Le portage salarial ne connaît pas de plafond de cette nature. Ses limites tiennent à la relation avec un client donné : trente-six mois de prestation au maximum chez une même entreprise cliente, et dix-huit mois pour un contrat à durée déterminée de portage, portés à vingt et un mois avec le report prévu pour prospecter.


Le filet, du côté du portage

C’est l’écart le plus lourd, et le plus souvent ignoré. Le salarié porté est un salarié : il entre à ce titre dans le champ de l’assurance chômage, aux conditions de droit commun, qui supposent notamment une perte d’emploi involontaire et une durée d’affiliation minimale.

S’ajoutent des couvertures que le régime rend obligatoires et dont l’équivalent, en indépendant, relève de démarches individuelles : un régime de frais de santé et de prévoyance de branche, dont au moins la moitié de la cotisation santé est prise en charge par l’employeur, et le suivi de médecine du travail, mis à la charge de l’entreprise de portage. Le porté acquiert aussi 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, et son compte personnel de formation est alimenté au prorata.


Imposition : des salaires, pas un chiffre d’affaires

Vos revenus de salarié porté sont versés au titre d’un contrat de travail et relèvent des traitements et salaires. S’y applique la déduction forfaitaire de 10 %, calculée automatiquement, à laquelle vous pouvez renoncer pour opter pour vos frais réels justifiés. Cette option remplace la déduction, elle ne s’y ajoute pas.

Le micro-entrepreneur déclare de son côté un chiffre d’affaires, selon des règles propres à son régime que nous ne détaillons pas ici : les textes fiscaux correspondants n’ont pas été rouverts le 29 août 2026, et nous préférons vous renvoyer à votre conseil fiscal plutôt que d’approximer.

Cette page donne la règle générale. Le détail de votre mission peut la faire basculer, dans un sens comme dans l’autre : envoyez-le nous.

Faire le point sur mon cas

Ce que le portage ne rattrape pas

Il ne dispense de rien du côté commercial. La loi exige du salarié porté l’expertise, la qualification et l’autonomie qui lui permettent de trouver ses clients et de convenir du prix avec eux, et l’entreprise de portage n’est pas tenue de lui fournir du travail.

Il ne supprime pas non plus le coût de l’intermédiation. Aucun texte ne plafonne les frais de gestion : ils sont libres, mais ils doivent être écrits, détaillés, et figurer au compte d’activité communiqué chaque mois. Deux offres au même taux affiché peuvent laisser des restes différents.


Le critère de décision

Il tient à une question de trajectoire, pas de rentabilité. Une activité d’appoint, à faible volume, avec des clients particuliers ou de très petites structures, s’accommode d’un régime léger. Une activité à temps plein, vendue à des entreprises sur des missions longues, appelle plutôt le statut de salarié.

Le volume se tranche vite : le plafond du régime micro se vérifie à la source, et un dépassement prévisible ferme le débat. Restent les impayés et la couverture, deux sujets sur lesquels les mécanismes du portage se lisent noir sur blanc.


Comment nous mettons votre portage en place

Nous mettons votre portage en place à distance, et l’ordre des étapes compte plus qu’on ne l’imagine : votre mission se trouve avant votre entreprise de portage, jamais l’inverse.

  1. Vous nous décrivez votre situation

    Votre métier, la fourchette de tarif journalier que vous visez, et si votre mission est déjà trouvée ou non. Ces trois éléments nous suffisent à vous dire si le portage vous est ouvert, et à repérer tout de suite les deux configurations qu’il ne permet pas.

  2. Nous vérifions votre éligibilité sur la mission, pas sur le métier

    Un seul secteur est fermé au portage : les services à la personne. Deux interdictions supplémentaires portent sur la mission elle-même, jamais sur votre métier. C’est ce point qui écarte le plus de dossiers, et nous le tranchons en lisant l’objet de votre prestation.

  3. Vous négociez votre mission avec votre client

    C’est une condition légale et non une pratique commerciale : vous cherchez et vous négociez vos clients vous-même. L’entreprise de portage n’a aucune obligation de vous fournir du travail. Votre tarif journalier et votre durée se discutent donc directement avec votre entreprise cliente, et nous vous préparons à cette discussion.

  4. Deux contrats se signent, jamais un seul

    Un contrat commercial de prestation entre l’entreprise de portage et votre client, et un contrat de travail entre l’entreprise de portage et vous. Vous ne signez rien avec votre client. En contrepartie, vous n’émettez aucune facture : c’est l’entreprise de portage qui facture et qui encaisse. Nous relisons les deux avant que vous les signiez.

  5. Votre compte d’activité et votre paie

    Chaque mois, le détail de votre compte d’activité doit vous être remis, frais de gestion compris, et votre rémunération suit la grille conventionnelle de la branche. Si votre client ne règle pas, la rémunération de la prestation que vous avez déjà réalisée vous reste due : c’est ce que la garantie financière protège.


Cette question, commune par commune

Le cadre juridique est le même partout, et nous vous accompagnons à distance : ces pages ne délimitent aucun rayon d'intervention. Ce qui change d'une commune à l'autre, c'est le tissu d'entreprises qui achète vos missions, et chacune publie son propre relevé.

Votre commune ne figure pas dans cette liste, ce qui ne change rien à votre dossier : la règle est nationale.

Demander pour ma commune

Ce que nous vérifions chez une entreprise de portage

Sur le papier, toutes les entreprises de portage vous proposent la même chose : un contrat de travail, une facturation à votre place, un bulletin de paie. Dans les faits, quatre points les séparent, et ce sont les seuls qui se vérifient avant que vous signiez. Ils ne relèvent pas du commercial mais du contrat et des pièces que l’entreprise doit pouvoir produire. Nous les réclamons et nous les lisons pour vous, à chaque fois.

  • La garantie financière obligation, pas argument

    Toute entreprise de portage doit justifier à tout moment d’une garantie financière, au minimum égale à 10 % de sa masse salariale de l’année précédente et jamais inférieure à 96 120 € en 2026. Elle sert à payer vos salaires, vos indemnités et vos cotisations si l’entreprise défaille. L’identité du garant doit figurer dans votre contrat de travail : nous la lisons avant que vous signiez, et un logo en guise de réponse n’en est pas une.

  • Les frais de gestion écrits libres, mais détaillés

    Aucun texte ne plafonne le taux des frais de gestion, et aucun ne le plancherise. Ce qui est obligatoire, c’est que leurs modalités de calcul et de versement figurent à votre contrat de travail, et que leur détail vous soit communiqué chaque mois sur votre compte d’activité. Attention au piège de la comparaison : la convention de branche prévoit que les prélèvements sociaux et fiscaux ne sont pas couverts par ces frais, donc un taux bas ne veut pas dire que le reste est compris. C’est pour cela que nous comparons ligne à ligne, jamais taux contre taux.

  • L’exclusivité d’objet un seul métier autorisé

    Une entreprise de portage salarial ne peut exercer que le portage, et elle seule peut conclure votre contrat. Une société qui fait aussi du recrutement, de l’intérim ou du conseil sous la même entité sort du cadre. C’est le point le plus simple à vérifier et le plus souvent négligé : il se lit dans l’objet social, et nous le regardons pour chaque société que vous envisagez.

  • L’assurance de responsabilité civile son numéro figure au contrat

    Une assurance de responsabilité civile est souscrite pour votre compte, pour les dommages que vous provoqueriez chez votre client pendant la prestation. L’identité de l’assureur et le numéro d’assurance doivent figurer dans votre contrat de travail, et la même mention est obligatoire au contrat commercial. Un contrat où ce numéro manque est incomplet, et nous vous le signalons avant la signature.


Ce qu'en disent des salariés portés que nous avons accompagnés

Moyenne de 4,7 sur 5, calculée sur 18 avis reçus, dont 3 ci-dessous.

  • 5 sur 5

    J’hésitais entre rester en micro-entreprise et passer en portage. On m’a expliqué la différence de fond plutôt que de me vendre un calcul : en portage je deviens salariée, avec bulletin de paie et cotisations. Ce n’est pas un détail, c’est toute la logique qui change, et je l’ai compris avant de signer.

    M, Marseille,

  • 5 sur 5

    Enfin des explications claires sur qui facture quoi en portage. Vingt minutes d’échange m’ont épargné des semaines de doute.

    E, Plan-de-Cuques,

  • 5 sur 5

    Graphiste indépendante, je cherchais une information neutre, sans discours commercial derrière. C’est exactement ce que j’ai eu, avec les textes de loi cités à l’appui.

    S, Cassis,


Questions fréquentes

Peut-on cumuler une micro-entreprise et le portage salarial ?

Rien dans les articles du code du travail consacrés au portage ne l’interdit : l’exclusivité prévue par ces textes pèse sur l’entreprise de portage, pas sur le porté. Restent deux points à vérifier : une éventuelle clause d’exclusivité dans le contrat proposé, et le fait qu’une même prestation, pour un même client, ne peut pas être à la fois facturée en micro-entreprise et portée.

Un salarié porté relève-t-il de l’assurance chômage ?

Oui, aux conditions de droit commun, ce qui suppose notamment une perte d’emploi involontaire et une durée d’affiliation minimale. La fin d’un contrat à durée déterminée de portage est une perte involontaire ; une démission ne l’est pas, sauf cas de démission légitime. Aucun montant d’allocation n’est publié ici.

Lequel des deux régimes me rapporte le plus ?

La question n’a pas de réponse générale, et nous n’en inventerons pas : la comparaison suppose des taux de cotisation, un taux de frais de gestion et des règles fiscales que nous n’avons pas rouverts à leur source. Ce qui se compare sans chiffres, c’est le plafond d’activité d’un côté, vos protections de salarié de l’autre. Envoyez-nous votre situation, nous posons les deux colonnes.

Souvent regardé en même temps : Portage salarial ou SASU, La comparaison entre portage et freelance, Le portage salarial pour un consultant, en pratique.


Votre cas vaut mieux qu’une simulation

Décrivez-nous votre métier, la mission que vous envisagez et le point qui vous bloque. Nous vous répondons sur votre cas, avec le texte qui fonde la réponse, ou l’aveu franc que la source ne tranche pas.

Décrivez votre situation en quelques lignes

Plus vous êtes précis sur votre métier, sur la mission envisagée et sur l’entreprise cliente, plus notre réponse le sera. Nous n’avons besoin d’aucun numéro de téléphone.

Gratuit et sans engagement. Nous répondons par courriel, nous ne diffusons votre message à aucun panel d’annonceurs.