Combien de temps peut durer une mission en portage salarial
Trois plafonds circulent sur ce sujet, et ils ne portent pas sur la même chose.
Consultants et experts
Le conseil coche toutes les cases du portage, et c’est précisément ce qui rend l’erreur de départ si fréquente. Beaucoup de consultants s’adressent à une société de portage comme à une agence, en attendant qu’elle place leur profil. Le code du travail dit l’inverse, dès la première condition d’entrée. Nous vous disons où vous en êtes vraiment avant que vous engagiez quoi que ce soit.
Ce que nous faisons, et ce que nous ne sommes pas. Nous vous accompagnons jusqu'à votre premier bulletin de paie. Le contrat de travail, lui, est signé par une entreprise de portage déclarée : c'est la loi, et nous vérifions ses pièces pour vous.

L’article L1254-2 du code du travail demande au salarié porté « une expertise, une qualification et une autonomie qui lui permettent de rechercher lui-même ses clients et de convenir avec eux des conditions d’exécution de sa prestation et de son prix ». Trois qualités cumulées, et deux gestes qui en découlent : trouver le client, et négocier le prix.
Ce n’est pas une préférence d’organisation, c’est ce qui qualifie l’opération. Une société qui apporterait les missions et fixerait les tarifs à la place du consultant ferait sortir le montage de sa définition. Le texte ne pose en revanche aucun diplôme minimum ni aucune durée d’expérience : la condition porte sur la capacité commerciale, pas sur le parcours.
Le même texte ajoute une phrase courte qui règle beaucoup de malentendus : « L’entreprise de portage n’est pas tenue de fournir du travail au salarié porté. » C’est une dérogation lourde au droit commun du contrat de travail, où l’employeur doit occuper son salarié.
Elle est le pendant exact de la condition précédente. Le consultant apporte la mission, l’entreprise de portage porte le contrat et la paie. Une offre qui promettrait des missions se placerait donc sur un autre terrain que celui du portage salarial, et cette promesse mérite d’être lue de près avant toute signature.
L’article L1254-3 réserve le recours au portage à « l’exécution d’une tâche occasionnelle ne relevant pas de son activité normale et permanente ou pour une prestation ponctuelle nécessitant une expertise dont elle ne dispose pas ». Le « ou » compte : une seule des deux portes suffit.
Cette condition pèse sur l’entreprise cliente, pas sur le consultant. C’est elle qui prend le risque en cas de contrôle. En pratique, une expertise ponctuelle passe sans difficulté, alors qu’un renfort durable sur une fonction que le client exerce déjà en interne pose une vraie question. La poser tôt évite de la découvrir au moment du renouvellement.
La prestation chez une même entreprise cliente ne peut pas dépasser trente-six mois. C’est un plafond attaché au client, pas au consultant ni à sa société de portage.
Le contrat à durée déterminée de portage, lui, est plafonné à dix-huit mois renouvellements compris, avec un report possible de trois mois destiné à prospecter, soit vingt et un mois au maximum. Le contrat à durée indéterminée n’a pas de terme, mais les périodes sans prestation n’y sont pas rémunérées.
Cette page donne la règle générale. Le détail de votre mission peut la faire basculer, dans un sens comme dans l’autre : envoyez-le nous.
Décrire ma situation de consultantLes activités spécialisées, scientifiques et techniques, qui regroupent le conseil, l’ingénierie, les études et l’audit, représentent 22,4 % des établissements des onze sections suivies à Aix-en-Provence, selon le relevé Sirene du 29 août 2026. Cette part se lit sur le relevé propre à la commune, jamais par comparaison avec ses voisines. À Marseille, ces activités figurent parmi les secteurs dominants, mais aucune part n’y est calculable.
Ce comptage décrit un tissu d’établissements, pas un nombre de consultants ni un nombre de missions : aucune source publique ne les mesure. Il dit seulement où se concentrent les entreprises susceptibles de commander une expertise ponctuelle.
Trois points se contrôlent sur pièces. Le contrat de travail doit décrire le domaine d’expertise du salarié porté, les modalités de calcul de la rémunération, l’identité du garant financier, et le prix de la prestation convenu avec le client, frais de gestion compris. Un contrat qui n’affiche pas ce prix escamote un droit.
Vient ensuite le compte d’activité, qui doit être communiqué chaque mois avec le détail des frais de gestion. Puis la mission elle-même : sa description écrite, sa durée, et le cas de recours invoqué par le client. Poser son tarif journalier avant ce premier échange évite d’avoir à le défendre après coup.
Nous mettons votre portage en place à distance, et l’ordre des étapes compte plus qu’on ne l’imagine : votre mission se trouve avant votre entreprise de portage, jamais l’inverse.
Votre métier, la fourchette de tarif journalier que vous visez, et si votre mission est déjà trouvée ou non. Ces trois éléments nous suffisent à vous dire si le portage vous est ouvert, et à repérer tout de suite les deux configurations qu’il ne permet pas.
Un seul secteur est fermé au portage : les services à la personne. Deux interdictions supplémentaires portent sur la mission elle-même, jamais sur votre métier. C’est ce point qui écarte le plus de dossiers, et nous le tranchons en lisant l’objet de votre prestation.
C’est une condition légale et non une pratique commerciale : vous cherchez et vous négociez vos clients vous-même. L’entreprise de portage n’a aucune obligation de vous fournir du travail. Votre tarif journalier et votre durée se discutent donc directement avec votre entreprise cliente, et nous vous préparons à cette discussion.
Un contrat commercial de prestation entre l’entreprise de portage et votre client, et un contrat de travail entre l’entreprise de portage et vous. Vous ne signez rien avec votre client. En contrepartie, vous n’émettez aucune facture : c’est l’entreprise de portage qui facture et qui encaisse. Nous relisons les deux avant que vous les signiez.
Chaque mois, le détail de votre compte d’activité doit vous être remis, frais de gestion compris, et votre rémunération suit la grille conventionnelle de la branche. Si votre client ne règle pas, la rémunération de la prestation que vous avez déjà réalisée vous reste due : c’est ce que la garantie financière protège.
Le cadre juridique est le même partout, et nous vous accompagnons à distance : ces pages ne délimitent aucun rayon d'intervention. Ce qui change d'une commune à l'autre, c'est le tissu d'entreprises qui achète vos missions, et chacune publie son propre relevé.
le portage salarial pour un consultant à Cassis
le portage salarial pour un consultant à Marseille
le portage salarial pour un consultant à Aix-en-Provence
le portage salarial pour un consultant à Aubagne
le portage salarial pour un consultant à La Ciotat
Votre commune ne figure pas dans cette liste, ce qui ne change rien à votre dossier : la règle est nationale.
Demander pour ma communeSur le papier, toutes les entreprises de portage vous proposent la même chose : un contrat de travail, une facturation à votre place, un bulletin de paie. Dans les faits, quatre points les séparent, et ce sont les seuls qui se vérifient avant que vous signiez. Ils ne relèvent pas du commercial mais du contrat et des pièces que l’entreprise doit pouvoir produire. Nous les réclamons et nous les lisons pour vous, à chaque fois.
Toute entreprise de portage doit justifier à tout moment d’une garantie financière, au minimum égale à 10 % de sa masse salariale de l’année précédente et jamais inférieure à 96 120 € en 2026. Elle sert à payer vos salaires, vos indemnités et vos cotisations si l’entreprise défaille. L’identité du garant doit figurer dans votre contrat de travail : nous la lisons avant que vous signiez, et un logo en guise de réponse n’en est pas une.
Aucun texte ne plafonne le taux des frais de gestion, et aucun ne le plancherise. Ce qui est obligatoire, c’est que leurs modalités de calcul et de versement figurent à votre contrat de travail, et que leur détail vous soit communiqué chaque mois sur votre compte d’activité. Attention au piège de la comparaison : la convention de branche prévoit que les prélèvements sociaux et fiscaux ne sont pas couverts par ces frais, donc un taux bas ne veut pas dire que le reste est compris. C’est pour cela que nous comparons ligne à ligne, jamais taux contre taux.
Une entreprise de portage salarial ne peut exercer que le portage, et elle seule peut conclure votre contrat. Une société qui fait aussi du recrutement, de l’intérim ou du conseil sous la même entité sort du cadre. C’est le point le plus simple à vérifier et le plus souvent négligé : il se lit dans l’objet social, et nous le regardons pour chaque société que vous envisagez.
Une assurance de responsabilité civile est souscrite pour votre compte, pour les dommages que vous provoqueriez chez votre client pendant la prestation. L’identité de l’assureur et le numéro d’assurance doivent figurer dans votre contrat de travail, et la même mention est obligatoire au contrat commercial. Un contrat où ce numéro manque est incomplet, et nous vous le signalons avant la signature.
Trois plafonds circulent sur ce sujet, et ils ne portent pas sur la même chose.
Moyenne de 4,7 sur 5, calculée sur 18 avis reçus, dont 3 ci-dessous.
Consultante en organisation, je voulais vérifier que mon activité était éligible avant de démarcher. On m’a surtout fait comprendre qu’il y a deux contrats séparés et que je n’ai aucun lien contractuel avec mon client final. Ma négociation s’en est trouvée beaucoup plus claire.
L, Aix-en-Provence,
Ma grande crainte : que se passe-t-il si le client ne règle pas. J’ai eu la réponse, le contrat de travail ne s’arrête pas avec le contrat commercial et la prestation réalisée reste due. Quatre étoiles parce que j’aurais aimé recevoir le tout en un seul document.
R, Auriol,
Enfin des explications claires sur qui facture quoi en portage. Vingt minutes d’échange m’ont épargné des semaines de doute.
E, Plan-de-Cuques,
Le code du travail dit l’inverse : l’entreprise de portage n’est pas tenue de vous fournir du travail, et vous devez justifier de l’autonomie qui vous permet de rechercher vos clients vous-même. Une offre qui vous promet des missions décrit autre chose que le portage salarial, et c’est le premier signal que nous vous apprenons à lire.
Ni l’un ni l’autre. L’article L1254-2 exige une expertise, une qualification et une autonomie, sans fixer de diplôme minimum ni de durée d’expérience. La convention collective de branche vous classe selon la complexité de votre prestation, et non selon une ancienneté chiffrée : personne ne peut vous descendre d’échelon au motif que vous manqueriez d’années.
La prestation chez une même entreprise cliente est plafonnée à trente-six mois. Un contrat à durée déterminée de portage, lui, ne peut pas dépasser dix-huit mois, portés à vingt et un mois avec le report de trois mois prévu pour prospecter. Ce sont deux plafonds distincts, sur deux objets distincts.
Souvent regardé en même temps : L’entrée en portage sans mission signée, ce qu’il faut vérifier, Le point sur le tarif journalier en portage, La garantie financière du portage, ce qu’il faut vérifier.
Décrivez-nous votre métier, la mission que vous envisagez et le point qui vous bloque. Nous vous répondons sur votre cas, avec le texte qui fonde la réponse, ou l’aveu franc que la source ne tranche pas.